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Régime alimentaire et rosacée.

酒さを患っている場合、特別な食生活をするべき?

ニキビや湿疹と混同されることもある酒さは、頬、額、鼻、あごに激しい赤みを引き起こす皮膚疾患です。その正確な原因はまだ十分に解明されていませんが、科学者たちは、食生活をはじめとする特定の生活習慣がその症状の緩和に役立つことを認めています。今回は、酒さに悩む方が積極的に取り入れるとよい食品をご紹介します。

2023年2月28日に公開。, アップデート 2026年2月27日, に ポーリーヌ, 化学エンジニア — 20分で読めます。

L'essentiel à retenir.

  • La rosacée est une dermatose inflammatoire, principalement caractérisée par des rougeurs, même s'il existe plusieurs formes de la maladie, qui nécessite une prise en charge dermatologique.

  • Il n’existe pas de régime alimentaire universellement validé en cas de rosacée, mais certains aliments peuvent aider à soutenir un terrain moins inflammatoire : poissons gras, oléagineux, fruits, légumes et aliments peu transformés. Le régime méditerranéen est notamment un modèle alimentaire intéressant.

  • Certains aliments semblent susceptibles de déclencher des poussées de rosacée, même si des travaux complémentaires sont encore nécessaires : alcool, plats épicés, boissons très chaudes, aliments riches en graisses saturées.

  • Cela étant, il n’existe pas de liste qui classe des bons et des mauvais aliments en cas de rosacée. L’identification des aliments qui apaisent ou aggravent la rosacée repose souvent sur des observations individuelles et personnelles.

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酒さの主な特徴

酒さに特有の症状は、顔面に広がる 拡散性の赤みです。額、鼻、頬、あごなどの顔面中心部に集中して現れます。これは血管の拡張が原因であり、特に色白の肌では血管が目に見えるほどになることがあります。また、酒さには目に見えない多くの症状も伴います。例えば皮膚の高い敏感性や、焼けるような感覚、患部周辺のチクチクとした刺激などです。

この皮膚疾患は時間の経過とともに進行し、周期的に現れます。つまり、症状が数週間あるいは数か月間現れた後に一旦収まり、その後さらに強く再発することもあります。酒さは初期の赤みにを加えて、時間の経過とともに膿を含んだ赤い吹き出物、著しい皮膚の肥厚、さらには眼への影響といったより重篤な症状が現れる可能性があります。

酒さには4つのタイプが特定されています。

  • 血管性酒さ

    これは最も一般的なタイプで、主にほてりや一時的または恒常的な赤み(紅斑)、極度の皮膚の敏感性、皮膚下の血管拡張による血管の目立ちが生じます。

  • 丘疹膿疱性酒さ

    ニキビと誤解されやすいタイプで、赤みのほかに 赤い吹き出物膿疱の出現、皮膚のつっぱり感や灼熱感などの不快感を伴います。

  • 肥厚性酒さ

    稀なタイプで、皮膚の肥厚や鼻部皮膚における毛穴の拡張(「鼻瘤(りんりゅう)」と呼ばれる)を特徴とします。皮膚の肥厚はときに丘疹や膿疱を伴い、顔全体にまで広がることがあります。美容的ダメージが大きく、酒さの重篤な合併症の一つです。

  • 眼性酒さ

    酒さはときに眼に影響を及ぼすことがあります。この場合、患者はまぶたの赤み、結膜炎、眼の乾燥、といった症状が見られます。しばしば、砂が入っているような異物感を訴える患者もいます。

初期症状が現れたらすぐに皮膚科医に相談することが重要です。軽度の酒さでも、迅速に適切な対処をしなければ眼の障害など深刻な合併症を引き起こす恐れがあります。

酒さの場合に摂取が推奨される食品は?

一部の 食品 が炎症反応を引き起こし酒さを悪化させる一方で、症状の緩和に寄与する食品も存在します。ここでは、酒さの発作を和らげるのに役立つ可能性がある食品をご紹介します。

カフェイン

カフェインは長い間、酒さの症状を悪化させる食品であると考えられてきました。しかし、最近の研究により、症状悪化の原因となっていたのは、飲み物自体ではなく「熱さ」であることがわかってきました。実際、熱い飲み物は血管拡張させ、赤みや顔のほてりの発生を引き起こします。

一方で、カフェインそのものは酒さの発症リスクを低減する可能性があるとされています。ある研究では、1日に400mg以上のカフェイン、すなわちコーヒー約4杯分を摂取した人は、酒さの発症が抑えられることが示されました。この効果は、カフェインが持つ血管収縮作用により、赤みなどの症状を軽減するためだと考えられています。ただし、紅茶や炭酸飲料など他のカフェイン含有飲料と酒さとの関連性は確認されていません。

ビタミンB2を含む食品(ナッツ、緑黄色野菜、米など)

1947年に、ビタミンB2欠乏が酒さ症状の悪化に関係するという仮説が初めて提唱されました。その後の研究では、ビタミンB2を含むクリームを肌に塗布することで酒さ患者の皮膚状態が改善されたという報告もあります。

この作用のメカニズムはまだ完全には解明されていませんが、ビタミンB2が炎症細胞の粘着性を抑制し、炎症を抑える可能性があると考えられています。

しかし、ビタミンB2の経口摂取による効果については、これまでに研究が行われていません。したがって、ナッツ、緑黄色野菜、米などビタミンB2を豊富に含む食品が、酒さに有効であるかどうかは現時点では推測にとどまります。

亜鉛が豊富に含まれる食品(魚介類、内臓肉、肉類など)

亜鉛の摂取と酒さの症状との関係を明らかにするため、これまでに数々の研究が行われてきましたが、結果は一貫していません。例えば、ある研究では、約45人の被験者が1日2回、220 mgの亜鉛を3か月間経口投与しても、酒さの改善効果がなかったとしています。

一方で、別の研究では酒さ患者25名を対象とし、6か月間の研究が行われました。体内吸収率の高いピコリン酸亜鉛を1日3回、100mgずつ経口投与したところ、酒さの重症度スコアが改善したと報告されています。これにより、亜鉛が酒さ症状のある皮膚に対して、ある程度有益な効果をもたらす可能性が示唆されました。

亜鉛の作用メカニズムについては、いくつかの仮説が提唱されています。亜鉛はNF-κBというタンパク質と相互作用し、その働きを妨げると考えられています。このNF-κBは、炎症性サイトカインであるTNF-αやIL-1βの合成を活性化する能力を持っています。このメカニズムを通じて、亜鉛には 抗炎症作用があるとされています。

乳製品

酒さを患う人々にとって、乳製品の摂取は非常に議論の多いテーマです。科学的研究の中には、乳製品が酒さの発作を促進すると示すものもあれば、逆に乳製品が酒さの症状緩和に寄与する可能性を示すものもあります。こうした特性の背後にあるメカニズムは、依然として明らかではありません。一部の研究では、共役リノール酸などの乳脂肪酸が、炎症性サイトカインの生成を調節する可能性があり、それによって抗炎症作用を発揮する可能性が示唆されています。

酒さの患者は、同じ食べ物に対して必ずしも同じ反応を示すわけではありません。何が自分にとって良いのか、また悪いのかを見極める最良の方法は、食事内容を詳細に記録し、それに加えて酒さの発作頻度や悪化の強度も記録することです。

23%

de diminution du risque de poussée de rosacée pour les participantes consommant quatre tasses de café par jour ou plus par rapport aux non-consommateurs.

Ces résultats suggèrent que la caféine pourrait exercer un effet vasoconstricteur qui pourrait théoriquement limiter la rosacée. Toutefois, cette association n’a pas été retrouvée pour la caféine provenant d’autres sources comme le thé, les sodas ou le chocolat. En l’état actuel des connaissances, le café pourrait donc être intéressant, à condition d'être consommé tiède et non très chaud. Cela étant, davantage de travaux sont encore nécessaires pour l'affirmer.

Les aliments contenant de la vitamine B2.

L’hypothèse d’un lien entre vitamine B2 (riboflavine) et rosacée remonte aux années 1940, lorsqu’un déficit en riboflavine a été suggéré comme pouvant aggraver certaines manifestations cutanées inflammatoires. La riboflavine joue un rôle clé dans le métabolisme énergétique cellulaire et dans le fonctionnement des systèmes antioxydants, notamment via ses dérivés coenzymatiques (FAD et FMN). Certaines observations cliniques ont rapporté qu’une application topique de vitamine B2 pouvait améliorer l’aspect cutané chez des personnes atteintes de rosacée, en particulier en réduisant l’érythème et l’inflammation.

Le mécanisme exact reste cependant discuté. Il a été proposé que la riboflavine puisse moduler la réponse inflammatoire en limitant l’adhérence des cellules immunitaires à l’endothélium et en réduisant le stress oxydatif local. L’inflammation et un dysfonctionnement vasculaire étant directement impliqués dans la physiopathologie de la rosacée, cet effet pourrait théoriquement contribuer à atténuer les symptômes. Néanmoins, les données concernent essentiellement l’usage topique ; aucune étude n’a démontré qu’une supplémentation orale modifiait l’évolution clinique de la maladie. Il est ainsi difficile de considérer que la vitamine B2 fait partie des aliments à privilégier en cas de rosacée. Une alimentation équilibrée, couvrant notamment les besoins en riboflavine, participe sans doute au maintien d’une peau saine, mais elle ne constitue pas un traitement de la rosacée à proprement parler.

AlimentTeneur moyenne en vitamine B2 (mg / 100 g)
Foie de bœuf≈ 2,8 à 3,0 mg
Amandes≈ 1,1 mg
Fromage (emmental)≈ 0,4 à 0,5 mg
Œufs≈ 0,4 mg
Champignons (crus)≈ 0,4 mg
Épinards≈ 0,2 mg
Lait≈ 0,18 mg
Riz complet≈ 0,1 mg
Les principaux aliments riches en vitamine B2 (riboflavine).

À titre indicatif, les apports nutritionnels recommandés en vitamine B2 sont d’environ 1,6 à 2 mg par jour chez l’adulte.

Les aliments riches en zinc.

Le zinc est un oligo-élément impliqué dans la régulation de l’immunité, la cicatrisation et la réponse inflammatoire, ce qui explique son intérêt en cas de dermatose inflammatoire. Toutefois, les données cliniques concernant la supplémentation orale en zinc pour les patients atteints de rosacée restent contrastées. Une étude en double aveugle a évalué l’effet du sulfate de zinc (220 mg deux fois par jour pendant 90 jours) chez 44 patients atteints de rosacée. À l’issue des trois mois, une amélioration des scores de sévérité a été observée dans les deux groupes (zinc et placebo), mais sans différence statistiquement significative entre eux. Les concentrations sériques en zinc étaient logiquement plus élevées dans le groupe supplémenté, mais cela ne s’est pas traduit par un bénéfice clinique. Les auteurs ont conclu que le zinc oral ne démontrait pas d’efficacité significative par rapport au placebo dans cette population.

À l’inverse, une autre étude menée à Bagdad entre 2002 et 2004, incluant 25 patients, a rapporté des résultats plus favorables. Les participants recevaient 100 mg de sulfate de zinc trois fois par jour selon un protocole en double aveugle avec permutation des groupes après trois mois. Chez les patients traités par zinc dès le départ, le score moyen de sévérité (initialement 8 ± 2,0) a diminué significativement dès le premier mois. Après passage au placebo, une légère remontée du score a été observée, sans retour au niveau initial. Dans le groupe placebo initial, l’amélioration n’est apparue qu’après introduction du zinc.

Score de gravité de la rosacée dans le groupe A (carrés noirs, commencé avec du sulfate de zinc, puis passé au placebo) et B (ronds noirs, commencé avec un placebo, puis passé au sulfate de zinc) pendant la période d’étude de 6 mois.

Score de gravité de la rosacée dans le groupe A (carrés noirs, commencé avec du sulfate de zinc, puis passé au placebo) et B (ronds noirs, commencé avec un placebo, puis passé au sulfate de zinc) pendant la période d’étude de 6 mois.

Source : AL-SALMAN H. N. & al. Oral zinc sulfate in the treatment of rosacea: A double-blind, placebo-controlled study. International Journal of Dermatology (2006).

Ces divergences méthodologiques (effectifs restreints, doses différentes, durée variable) rendent l’interprétation délicate. Sur le plan mécanistique, le zinc pourrait moduler l’inflammation en inhibant l’activation du facteur de transcription NF-κB, impliqué dans la production de cytokines pro-inflammatoires telles que le TNF-α et l’IL-1β. Toutefois, les données restent insuffisantes pour recommander systématiquement aux patients de prendre un complément alimentaire à base de zinc en cas de rosacée. Mieux vaut intégrer naturellement des aliments riches en zinc dans son alimentation pour répondre aux besoins de l'organisme, sans trop espérer que cela aura un effet sur les crises de rosacée.

AlimentTeneur moyenne en zinc (mg / 100 g)
Huîtres≈ 20 à 30 mg
Foie de veau≈ 8 à 12 mg
Bœuf≈ 4 à 6 mg
Graines de courge≈ 7 à 8 mg
Sésame≈ 7 mg
Lentilles≈ 3 mg
Noix de cajou≈ 5 à 6 mg
Fromage (emmental)≈ 3 à 4 mg
Œufs≈ 1,3 mg
Les principaux aliments riches en zinc.

À titre indicatif, les apports nutritionnels recommandés en zinc sont d’environ 8 à 11 mg par jour chez l’adulte.

Les aliments renfermant des oméga-3.

Les acides gras oméga-3 (EPA et DHA notamment) sont reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Ils interviennent dans la synthèse de médiateurs lipidiques capables de moduler la réponse inflammatoire et de limiter la production de cytokines pro-inflammatoires. Or, la rosacée repose en partie sur une dérégulation immunitaire et neurovasculaire, avec une activation excessive de voies inflammatoires. Dans cette perspective, les oméga-3 figurent parmi les aliments à privilégier en cas de rosacée, même si les données cliniques humaines restent encore limitées.

Une étude expérimentale récente a exploré leur rôle dans un modèle murin de rosacée induite par le peptide LL37. Une supplémentation alimentaire en oméga-3 a permis de réduire l’érythème cutané et de diminuer l’infiltration de cellules inflammatoires dermiques, comme les mastocytes, les neutrophiles et les lymphocytes CD4+. Les auteurs ont également montré une inhibition de la voie TLR2/MyD88/NF-κB, impliquée dans l’activation inflammatoire, ainsi qu’une diminution des cytokines pro-inflammatoires. Les analyses bioinformatiques ont révélé un chevauchement important entre les voies modulées par les oméga-3 et celles impliquées dans la physiopathologie de la rosacée, en particulier la forme érythémato-télangiectasique. Bien que ces résultats soient prometteurs, ils proviennent d’un modèle animal : ils suggèrent un potentiel intérêt nutritionnel, mais ne permettent pas encore de conclure à l'intérêt des oméga-3 pour calmer les poussées de rosacée chez l'Homme.

AlimentTeneur moyenne en oméga-3 (pour 100 g)
Saumon≈ 2 à 2,5 g
Maquereau≈ 2 à 3 g
Sardines≈ 1,5 à 2 g
Hareng≈ 1,7 à 2,4 g
Graines de lin≈ 16 à 20 g
Graines de chia≈ 17 g
Noix≈ 9 g
Huile de colza≈ 9 g
Les principaux aliments riches en oméga-3.

Les apports recommandés en oméga-3 varient selon les sources, mais une consommation régulière de poissons gras (1 à 2 fois par semaine) est généralement conseillée dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Le régime méditerranéen, le plus adapté en cas de rosacée ?

Le régime méditerranéen est souvent cité parmi les modèles alimentaires bénéfiques en contexte inflammatoire. Riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, poissons, huile d’olive et oléagineux, et pauvre en viandes rouges et produits ultra-transformés, il se caractérise par un apport élevé en antioxydants, fibres et acides gras mono- et polyinsaturés. Ce profil nutritionnel pourrait théoriquement moduler les voies inflammatoires impliquées dans la rosacée, tout en soutenant le microbiote intestinal, dont le rôle est de plus en plus étudié dans cette dermatose.

Une étude prospective menée entre 2018 et 2021 auprès de 3 496 adultes a exploré le lien entre l'adhésion à un régime de type méditerranéen et le risque de rosacée. Les chercheurs ont utilisé un score d’adhérence (Mediterranean Diet Score) basé sur sept groupes alimentaires. Après ajustement, chaque augmentation d’un point du score était associée à une diminution significative du risque de rosacée. Fait intéressant, cette association protectrice était observée chez les participants ayant un IMC inférieur à 24,5 kg/m², mais pas chez ceux en surpoids ou obèses, suggérant une interaction entre statut métabolique et réponse inflammatoire.

Ces résultats soutiennent l'idée selon laquelle le régime alimentaire méditerranéen pourrait être à privilégier, notamment chez les personnes atteintes de rosacée.

Les caractéristiques du régime alimentaire méditerranéen.

Les caractéristiques du régime alimentaire méditerranéen.

Source : CAPACCI A. & al. Influence of mediterranean diet on human gut microbiota. Nutrients (2020).

Les personnes atteintes de rosacée ne réagissent pas toujours de la même manière face aux aliments. La meilleure façon de déterminer ce qui est bon ou pas pour vous est de tenir un journal détaillant votre alimentation et d'y noter la fréquence et l'intensité des poussées de rosacée.

Quels aliments éviter quand on a de la rosacée ?

Si certains aliments semblent compatibles avec une peau sujette aux rougeurs, d’autres sont régulièrement rapportés comme déclencheurs de poussées. Il n’existe toutefois pas de liste de bons et de mauvais aliments en cas de rosacée universellement valable : la sensibilité varie d’un individu à l’autre. Cela étant, les aliments suivants sont fréquemment déconseillés aux personnes souffrant de rosacée.

Les aliments épicés.

Les aliments épicés figurent parmi les aliments qui déclenchent une poussée de rosacée les plus fréquemment rapportés. La capsaïcine, présente dans le piment et certaines épices, active le récepteur TRPV1 (Transient Receptor Potential Vanilloid 1), exprimé notamment par les fibres nerveuses cutanées. Ce récepteur joue un rôle clé dans les mécanismes nociceptifs et neurovasculaires. Son activation entraîne la libération de neuropeptides tels que le CGRP (calcitonin gene-related peptide) et le PACAP, qui induisent une vasodilatation des vaisseaux sanguins. Chez les personnes atteintes de rosacée, déjà caractérisée par une hyperréactivité vasculaire, cette stimulation peut augmenter l’érythème et la sensation de chaleur. En outre, l’activation répétée de ces voies neuro-inflammatoires pourrait entretenir l’inflammation locale. Ainsi, les plats très épicés font généralement partie des aliments à éviter si on souffre de rosacée.

Les boissons alcoolisées.

L’alcool est fréquemment cité parmi les aliments à éviter si on souffre de rosacée, en raison de son effet vasodilatateur. Sur le plan physiologique, l’alcool favorise la libération de médiateurs comme la bradykinine et certaines catécholamines, ce qui entraîne une dilatation des vaisseaux cutanés et une élévation locale de la température. Par ailleurs, l’alcool stimule la production de cytokines pro-inflammatoires, ce qui peut favoriser les poussées de rosacée. Sur le plan épidémiologique, une vaste étude prospective menée auprès de 82 737 femmes suivies pendant 14 ans a identifié 4 945 cas incidents de rosacée. Les analyses ont montré une augmentation progressive du risque en fonction de la consommation d’alcool. Certaines boissons, notamment le vin blanc et les spiritueux, semblaient plus fortement associées au risque que d’autres types d’alcool.

1,12

fois plus de risques de rosacée chez les personnes buvant 1 à 4 g d'alcool par jour.

1,53

fois plus de risques de rosacée chez les personnes buvant plus de 30 g d'alcool par jour.

Il serait toutefois injuste d’associer systématiquement la rosacée à la consommation d’alcool : si celle-ci peut exacerber les symptômes, la grande majorité des cas de rosacée survient indépendamment de tout alcool.

Les boissons chaudes.

Qu'il s'agisse d'un thé, d'un café ou d'un chocolat chaud, il est déconseillé de consommer ces boissons très chaudes lorsque l'on souffre de rosacée. Notons bien que ce ne sont pas ces boissons elles-mêmes qui sont incriminées, mais leur température. Bues très chaudes, elles favorisent une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne rougeurs et bouffées de chaleur.

Les produits laitiers.

La place des produits laitiers dans la rosacée fait l’objet de débats.

Certaines observations suggèrent que les produits laitiers pourraient agir comme des déclencheurs de la rosacée, tandis que d’autres travaux épidémiologiques n’ont pas confirmé cette association, voire ont observé un effet neutre ou protecteur selon le type de produit consommé. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Les produits laitiers contiennent des protéines bioactives et des facteurs de croissance pouvant influencer la signalisation inflammatoire. Ils peuvent également moduler le microbiote intestinal, de plus en plus étudié dans la rosacée en raison des liens entre dysbiose et inflammation systémique de bas grade. En l’état actuel des connaissances, il est donc difficile d’établir une recommandation générale.

Remarque : Les produits fermentés, comme le yaourt apportent des probiotiques susceptibles de soutenir l’équilibre intestinal, ce qui pourrait théoriquement atténuer l’inflammation cutanée retrouvée dans la rosacée.

Les aliments riches en graisses saturées.

Les aliments riches en graisses saturées, comme la charcuterie, les fritures et certains produits ultra-transformés, sont souvent évoqués parmi les aliments à éviter si on souffre de rosacée, bien que les preuves directes restent limitées. Cela étant, il est vrai qu'une alimentation riche en acides gras saturés favorise un état inflammatoire systémique de bas grade, qui pourrait théoriquement exacerber les symptômes de la rosacée.

Même s'il n'y a pas de preuve formelle pour la rosacée, une consommation modérée de graisses s’inscrit dans une démarche cohérente de santé globale.

Les aliments renfermant de la cinnamaldéhyde, comme la cannelle.

La cinnamaldéhyde est un un composé capable d’activer le récepteur TRPA1 (Transient Receptor Potential Ankyrin 1). Ce récepteur, exprimé par les fibres nerveuses sensorielles cutanées, intervient dans les mécanismes neurovasculaires et inflammatoires. Son activation peut entraîner la libération de neuropeptides vasoactifs, favorisant une vasodilatation des capillaires dermiques et l’apparition de rougeurs ou de sensations de chaleur. Toutefois, la dose seuil susceptible d’induire une réaction n’a pas été clairement établie, et la sensibilité varie fortement d’un individu à l’autre.

Bon à savoir : Outre la cannelle, la cinnamaldéhyde est présente dans les tomates, les carottes, le chocolat, les pommes et les oranges, ce qui ne signifie pas pour autant que ces aliments doivent être évités en cas de rosacée. Vous pouvez en consommer et, en notant les périodes où vous avez des poussées de rosacée, vous verrez si votre peau est sensible à ces aliments.

Que vous souffriez ou non de rosacée, toute modification importante du régime alimentaire doit idéalement être discutée avec un professionnel de santé au préalable. Ce dernier pourra vous aider à distinguer les véritables facteurs déclencheurs des simples coïncidences et pourra vous donner des conseils en fonction du sous-type de rosacée, notamment en cas de rosacée papulo-pustuleuse ou de rosacée oculaire. L’objectif est d’agir de manière globale, sans multiplier les restrictions inutiles.

出典

肌タイプ診断

肌の状態と必要なケアを理解する。

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